#4 Portrait de Diane, une Mompreneur de choc

Diane Marty mompreneur

Diane est une mompreneur qui fait partie de cette catégorie de femmes que j’admire. Ancienne parisienne, elle quitte une vie de strass et paillettes pour décider d’un destin aux antipodes de l’oisiveté. Ambitieuse, elle décide de tout plaquer et de s’envoler pour une petite île grecque sur laquelle elle posera ses bagages définitivement, trouvera l’amour de sa vie, concevra deux bébés absolument magnifiques, le tout en travaillant activement pour une marque de cosmétique.

Je ne vous en dis pas plus, voici le portrait atypique d’une mompreneur fascinante qui a su trouver un équilibre parfait entre sa vie de mère, sa vie de femme et de working woman.

Hello Diane, en quelques mots qui es-tu ?

Hello Clara, je suis une pure parisienne qui approche de la trentaine et qui a décidé de changer de vie sur un déclic il y a un peu plus de deux ans. Pour faire simple, je suis arrivée sur le marché du travail avec beaucoup de bagages (trois masters en poche) mais sur un marché de l’emploi saturé.

Lorsque l’on est proactive et créative, il n’existe pas beaucoup de créneaux, si ce n’est de créer son propre job pour ne plus être dépendante d’une offre et une demande qui ne répondent plus aux ambitions de la génération actuelle.

Tu décides de quitter Paris, pourquoi ? Pour qui ? Quel est l’élément déclencheur et pourquoi la Grèce ?

Afin de valider mon master entrepreneuriat je devais réaliser mon mémoire sur la thématique « tradition et modernité dans l’hôtellerie ». Mon premier stage au Westin Paris Vendôme, m’a proposé un contrat, mais entre-temps, ma mère, qui partait en Crête pour les vacances, m’a proposé de l’accompagner, pour lâcher prise. J’ai pris 3 jours. J’ai eu le coup de foudre pour l’hôtel qu’elle a choisi et j’ai voulu poursuivre mon stage dans ce même hôtel au sein duquel j’ai réalisé un audit. À l’issu du stage, je suis rentrée pour récupérer mon diplôme à Paris, puis je suis revenue avec mes bagages pour y faire ma vie.

Tu es entrepreneuse dans le marketing de réseau aujourd’hui. En quoi cela consiste ?

C’est une opportunité professionnelle qui offre beaucoup de liberté. Tu n’es pas un vendeur, ni un commercial, mais tu es là pour conseiller, accompagner, créer du lien et proposer. Proposer un produit, proposer un mode de vie.

Quels sont les bénéfices pour toi qui gère aussi deux bébés à temps plein ?

Je peux voir mes enfants grandir sans avoir à m’excuser d’être mère auprès de mon patron. Je n’ai pas de contraintes horaires à justifier auprès de mon employeur car je suis mon propre patron. Ce qui me permet de garder une vie de femme. Je gère mon temps. Je suis à la fois une femme, une mère et un entrepreneur: une mompreneur ! Je peux ne pas bosser un matin si ma fille est malade. C’est aussi important de pouvoir exister en tant que mère hors de son foyer en travaillant. J’avais besoin d’un truc à moi et j’ai trouvé un modèle qui me convient.

J’ai l’impression qu’il y a une véritable solidarité entre « mamans bosseuses », tu peux nous en dire quelques mots ?

Il y a une entre-aide car on est sensibilisé au même quotidien. Les mères entrepreneurs sont des femmes assez cools car elles ont déjà les compétences de la gestion d’un foyer : gérer un budget, une organisation, des plannings, des difficultés… De ce fait, tu es d’autant plus à même de pouvoir gérer un réseau, de développer ton relationnel avec l’autre, tu as plus d’empathie. On est organisées, résistantes, déterminées, et on se soutient car il y a parfois de gros moments de solitude.

Quels profils de femmes rencontres-tu le plus dans le marketing de réseau ?

Je travaille avec tout type de profils : des mannequins, des chômeuses, des avocates, des pharmaciennes… Le point commun de toutes ces femmes c’est qu’elles se sentent étriquées dans leur cdd ou cdi, et qu’elles ont un désir entrepreneurial.

Elles veulent avoir une vie sociale et un projet professionnelle qui leur est aussi totalement personnel. Sortir d’un quotidien peut être un peu morose pour se réinventer. Il n’y a pas de compétition dans ce que l’on fait, c’est très collaboratif. Et c’est sans risque. Nous avons un statut de vendeur à domicile. C’est un complément d’activité.

Ta plus grande fierté aujourd’hui ?

C’est d’être sortie de ma zone de confort et de pouvoir élever mes enfants en toute liberté. C’est de pouvoir dire à mes enfants que j’ai pris des risques et que j’ai poursuivi mes rêves tout en ne laissant jamais ma petite voix intérieure s’éteindre, celle qui me pousse à aller toujours de l’avant pour être en paix et être heureuse.

Si tu as un conseil à donner à toutes les femmes qui hésitent à avoir des enfants en raison de leur job ?

Allez plus souvent faire des manifs, relisez les œuvres de Simone Weil et trouvez le courage et l’humilité de voir l’héritage féministe derrière vous. Imposez votre style de vie. N’ayez pas peur d’accéder au bonheur.

—> Un portrait rafraîchissant et bourré d’énergie. Merci Diane.

Pour la suivre, « une vie de mompreneur » sur Instagram, et pour la rejoindre dans cette belle expérience, la contacter via sa page fb!

Love

C.

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